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Le parc archéologique de Carthage


LES THERMES D'ANTONIN
Restent le monument le plus spectaculaire de la Carthage romaine. Construits entre 145 et 162 de l'ère chrétienne, ils sont les troisièmes du monde romain de par leurs dimensions après ceux de Caracalla et de Dioclétien. Détruits par les vandales, restés longtemps ensevelis, ils n'ont été dégagés qu'après 1945. Ne subsistent de tout l'édifice que les sous-sols jadis utilisés pour tout ce qui était nécessaire au fonctionnement de l'établissement.

LES VILLAS ROMAINES
S'étendent en arrière des thermes et sont parcourues par des allées qui suivent généralement le tracé des anciennes rues romaines. Dans ces jardins, un ensemble d'édifices éclairent le visiteur sur l'urbanisme et le mode de vie des citoyens de Carthage.

Parmi les monuments existants citons :
- La " Schola " qui est le siège d'une association patriotico- religieuse où l'on célébrait le culte impérial.
- Une basilique chrétienne du VII ème siècle.
- Une basilique du pur style byzantin.
- Une nécropole punique.
- Des latrines publiques et surtout une villa romaine du III ème siècle partiellement reconstituée en 1960 appelée l'Antiquarium ou " Maison de la Volière ".

LE QUARTIER DE BYRSA
Le quartier punique de Byrsa est situé à mi-pente de cette colline qui portait à son sommet la citadelle de la ville et en constituait le centre.
A proximité immédiate du musée national de Carthage et dans son enceinte, il en constitue une annexe de plein air.
Ce quartier aménagé à l'époque d'Hannibal (au début du II ème siècle avant J. C.) est un quartier d'habitation avec ses rues qui se coupent à angle droit, ses îlots à étages morcelés en appartements comme nos immeubles modernes et ses boutiques ouvrant sur la rue au rez-de-chaussée.
Le quartier de Byrsa fut détruit et incendié avec l'ensemble de la ville en 146 avant J. C. Une immense couche de remblai le protégea d'un nivellement certain et ce quartier nous est parvenu pour

témoigner du cadre de vie urbain de la Carthage punique au II ème siècle avant J. C. et de l'immensité des destructions qu'a subi la cité.

LE THEATRE
Construit au début du II ème siècle de notre ère sous le règne d'Hadrien, il fut restauré à plusieurs reprises avant d'être détruit par les vandales en 439.
Adossé à la colline de l'Odéon, le théâtre de Carthage est de dimensions respectables. Il comprenait trois galeries concentriques et en haut un portique à colonnades.
Les fouilles du théâtre ont livré plusieurs statues dont une statue colossale d'Apollon déposée au musée du Bardo.
Le théâtre abrite aujourd'hui et pendant l'été, le festival international de Carthage.

LE TOPHET
Le Tophet ou sanctuaire de Tanit et Baal Hammon, est le plus ancien lieu de culte punique de Carthage. C'est en effet un immense cimetière où, pendant sept siècles sont enterrés dans des urnes les cendres vouées aux Dieux des premiers-nés des familles nobles, après avoir probablement été égorgés.
L'enceinte sacrée du Tophet était marquée par des stèles. La place venant à manquer, on remblayait le terrain pour procéder à de nouvelles inhumations, ce qui explique la variété des niveaux auxquels ont été retrouvées les stèles et l'exhaussement progressif du sol de 3,5 m.

LE MUSEE DE CARTHAGE BYRSA
Il regroupe une grande partie des objets découverts à Carthage et dans sa région sous forme de collections réparties en salles thématiques.

Au premier étage :
- Une salle d'introduction : sorte de synthèse des différentes périodes de l'histoire de Carthage : punique, romaine, paléochrétienne, byzantine et arabe. Une exposition didactique montre les différents objets en marbre, céramique, mais aussi des bijoux, amulettes, ivoires, verreries, carreaux de terre cuite provenant des différentes campagnes de fouilles.
- Une salle punique : montrant une maquette avec les niveaux d'occupation de l'aire du Tophet ; on trouve aussi un choix de stèles votives, des statuettes, des objets locaux et importés.

Au rez- de- chaussée :
Exposition de stèles et sarcophages puniques provenant des nécropoles de la région, et aménagement d'une salle consacrée à la corrélation entre science et archéologie (restauration, analyse, datation), et d'une autre salle paléochrétienne regroupant des sculptures, carreaux et mosaïques de cette époque (dont celle dite de la salle de Carthage).
Dans l'aile du bâtiment annexe, une salle a été créée au premier étage regroupant les différents objets fruits de la fouille française à Carthage.

L'EDIFICE A COLONNES
L'édifice présente une vaste salle rectangulaire divisée en trois refs par deux rangées de colonnes à chapiteaux corinthiens datant de la fin du IV s et début du Ve s. ap. J. - C.

LE MUSEE PALEOCHRETIEN
L'antiquaire présente, dans le cadre de typologies et avec des explications détaillées, le mobilier livré habituellement par les fouilles : petits objets en fer, en bronze ou en or, monnaies…
Présentation didactique des séries de céramiques (commune, sigillée, lampes) qui permettent de dresser un tableau de productions africaines et des importations à la fin de l'antiquité, des variétés de marbres ou autres pierres avec leur provenances, mais aussi des carreaux de terre cuite et de tubes de voûte. Différentes mosaïques de la maison des " auriges " grecs et de la basilique de carthagena y sont exposés.

LES PORTS PUNIQUES (V - IV e s. Av. J-C)
Situés à l'extrémité sud est de la plaine littorale, les ports puniques se présentent sous la forme de deux lagunes au milieu d'habitations modernes.
L'ensemble était formé d'un port rectangulaire, destiné à la marine marchande, qui communiquait par un goulet, avec un port circulaire à vocation militaire, siège de l'amirauté qui contrôlait ainsi le mouvement des marines.

LA BASILIQUE DE "DAMOUS EL KARRITA "

Vaste complexe religieux comprenant deux basiliques et diverses dépendances. La basilique principale - la plus grande d'Afrique (65 m x 45 m) - apparaît divisée en de multiples nefs par des lignes de colonnes aujourd'hui disparues. Deux larges nefs se croisent au centre de l'édifice et se terminent chacune par une abside au sud est et au sud ouest. Le monument est jouxté par d'autres bâtiments postérieurs. Sa chronologie demeure difficile à restituer.

LA BASILIQUE DITE DE SAINT CYPRIEN
Située dans un faubourg de la ville, la vaste basilique (36,65 x 80,35 m) dite de Saint Cyprien comporte sept nefs et 14 travées séparées par des colonnes, et une abside flanquée de deux sacristies. Du centre de la nef principale, l'autel était abrité par un dais à quatre colonnettes (ou ciborium).


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