| Le Théâtre
de la ville de Tunis, superbe architecture style
Art nouveau, conçue par un architecte français
appelé Resplendy. On l'a surnommé
la bonbonnière Resplendy.
Il fut inauguré le 20 novembre 1902 avec
un opéra de Jules Massent" Manon ".
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Les grands maîtres
de l'opéra ont fait l'essentiel du programme
des premières saisons avec les plus prestigieux
acteurs du moment pèle mêle où
on peut citer côté opéra Wagner,
Verdi, Pucciné, Bellini, mais les maîtres
français jusqu'aux plus obscurs compositeurs
figuraient aussi au programme, avec Massenet, déjà
cité mais aussi Meyerber, Messayer, Gounot,
Saint Seans, Halevy, Charles Lecoq et un certain
Planquette. |
| Côté théâtre
il faut évoquer tout naturellement le souvenir
de Sarah Bernhardt et les plus grandes tragédies
de la comédie française de l'époque
" Madame sans gêne " de Victorien
Sardou fut donnée dès 1905.
Entre les deux guerres, les maîtres du théâtre
qui faisaient la modernité du moment sont
venus jouer sur la scène du théâtre
Municipal Louis Jouvet, membre du fameux Cartel
théâtral (avec Dullin, Copeau et
Baty) avait même reçu une décoration
Tunisienne à la suite d'une représentation
de son plus grand succès " Knock ou
le triomphe de la médecine " pièce
de Jules Romains. |
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Après la 2ème guerre
mondiale, ce sont les monstres sacrés de
l'époque qui sont venus étonner le
public contemporain, à l'exemple de Gérard
Philipe et le théâtre national populaire
de Jean Vilar. De son côté, la compagnie
Renault-Barrault était venue à plusieurs
reprises proposer les surprenantes mises en scène
de Jean Louis Barreault. Evidemment, le théâtre
de Boulevard était constamment à l'affiche
avec ses monstres sacrés, tels que Paul Meurisse,
Pierre Brasseur, Daniel Gélix, Bernard Blier,
François Périer. Les grands comédiens
et les grandes vedettes du cinéma et du théâtre,
alors ont été sollicités avant
même l'indépendance du pays, Georges
Abiadh, Youssef Wahbi, surtout, Zaki Tuleyemet qui
fut même pendant quelques années directeur
de la troupe de la ville de Tunis. |
| Il y avait eu aussi Farid Elatrach
ainsi que l'inoubliable étoile de la danse
orientale Samia Jamel.
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Après l'Indépendance,
le théâtre tunisien
à travers, la troupe de la ville de Tunis
fondée en 1954 a brillé de mille feux,
surtout avec le grand réformateur de la scène
que fut Ali Ben Ayed, directeur de la troupe municipale
de théâtre d'alors. Ce furent les brillantes
créations marquantes du tout début
des années soixante avec Caligula d'A. Camus
adapté judicieusement par Hassen Zemerli
et brillamment interprétée par Ali
Ben Ayed.
Suivirent les plus grandes créations de ce
dernier avec Othello de Shakespeare (1964). Mourad
III de Boularès (1966). Yerma de Lorca (1966).
L'homme à l'âne de E. Madani (1970). |
| Avec la décennie
soixante dix c'est l'émergence d'autres
formes de théâtre auxquelles le théâtre
municipal était attentif telle que le nouveau
théâtre et ses créations de
l'époque " Lem ", par ex. "
Jules Cesar " de la troupe de la ville de
Tunis a marqué un moment fort dans la vie
de cette compagnie. Une nouvelle Lecture de Shakespeare
a été proposée en 1982 à
travers la création de cette uvre
du poète anglais.
Les années quatre vingt dix furent marquées
par les créations de " Familia "
Production avec les Amoureux du café désert,
" une soirée particulière ",
et l'immense succès enregistré par
" Jounoun " qui s'est vu portée
au programme du prestigieux festival d'Avignon
2002.
Après sa restauration et à la rentrée
2002/2003 le théâtre a retrouvé
son lustre et sa splendeur d'antan. C'est la saison
du centenaire.
Un programme à la hauteur de l'évènement
a été préparé au grand
bonheur des amateurs d'art et de spectacles.
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